Critique Trois songes un procès de Socrate d’Olivier Coulon Jablonka #OFF19

Critique M La Scène : L M Bien

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Olivier Coulon-Jablonka dans Trois songes, un procès de Socrate interroge notre démocratie à travers trois textes de l’Antiquité.

Interview par M La Scène à l'issue du spectacle

Critique Trois songes un procès de Socrate

Qu’est-ce que le juste ?

La question n’est que pas le libellé d’une dissertation philosophique posée à une épreuve du BAC. Elle engage une réflexion qui, depuis des siècles, touche chaque individu dans ses actes les plus personnels. A partir de trois dialogues, Le Premier Alcibiade, Euthyphron et L’Apologie de Socrate de Platon, Olivier Saccomano à la demande dOlivier Coulon-Jablonka a imaginé un texte en direction de la jeunesse qui l’invite à se questionner.

Le spectacle travaille à la fois la philosophie et le théâtre. Trois scènes mettent en lumière la figure de Socrate. Le philosophe échange avec un politique, le jeune Alcibiade, avec un religieux, le devin Euthyphron et enfin affronte ses juges lors de son procès, à l’issue duquel Socrate sera condamné à mort. 

Deux acteurs ( Jean-Marc Layer, Guillaume Riant) incarnent Socrate en alternant les rôles dans les dialogues. Autour d’eux, assis sur des chaises, les spectateurs deviennent les témoins de ce qui se joue, semblables aux membres d’un aéropage moderne. La mise en scène met l’accent sur l’ironie, sur la connivence avec le public. Deux écrans vidéo sur pieds permettent la projection d’images ( Star Wars, profil de Socrate, chat sur messagerie, notes prises sur tablette) qui établissent de liens de complicité avec l’assemblée. 

Créé lors d’Odyssées en Yvelines en direction d’un public de lycéens, Trois songes, un Procès de Socrate, mis en scène par Olivier Coulon-Jablonka, fait du philosophe athénien un nouveau « lanceur d’alerte ». Son questionnement, loin de « corrompre la jeunesse », l’éclaire et rappelle le trouble salutaire que la philosophie peut créer sur les esprits.


Festival #OFF19 d’Avignon, à L’Entrepôt, à 11h40

D’après Le Premier AlcibiadeEuthyphron et L’Apologie de Socrate de Platon

texte Olivier Saccomano

mise en scène Olivier Coulon-Jablonka

avec Jean-Marc Layer, Guillaume Riant

conception scénique et images : Anne Vaglio


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